À la découverte de la guerre civile espagnole (1936-1939)

soldats espagnols derrière avec en premier plan une main supportant le drapeau espagnol

L’Espagne est un pays d’Europe très connu pour son histoire, mai surtout ses œuvres architecturales. Aujourd’hui, c’est devenu une destination touristique très appréciée par beaucoup de gens. Mais il fut un temps où l’Espagne a dû se confronter à une guerre civile importante qui a détruit énormément le pays. Cette guerre était une confrontation entre les nationalistes et les républicains. Il s’agit d’une lutte qui a engendré des milliers de morts et des villes ravagées. Elle se déroulait entre 1936 et 1939. Elle durait donc 3 ans et les Espagnols étaient plongés dans une terreur pas possible. Elle était même considérée comme étant un banc d’essai à la Deuxième Guerre mondiale qui débutait en 1945.

La situation de l’Espagne avant la guerre civile

En 1931, la deuxième République a été instaurée en Espagne suite aux élections municipales. Elle se caractérise surtout par le départ pour l’exil d’Alphonse XIII. Malgré tout, il s’agit d’un régime parlementaire très instable. Cette seconde République engendrera toujours des conflits politiques qui peuvent à tout moment finir en une guerre civile. Le premier coup d’État s’était déroulé en 1932. Les manifestations étaient dirigées par le général Sanjuro. Cette fois-ci, la tentative a échoué.

Quand la droite a remporté les élections en novembre 1933 et arrive au pouvoir en octobre 1934, les mêmes troupes commandées par les deux généraux Goded et Franco tentent à nouveau leur coup d’État. La droite et la bourgeoise sont alors menacées par l’équipe organisée par la CNT ou Confédération Nacional del Trabajo. Celle-ci est d’ailleurs contrôlée par la FAI ou Fédération anarchiste Ibérique. Ce n’était plus donc qu’une question de temps avant que la guerre n’éclate. C’est surtout l’assassinat de José Calvo, le leader de la droite, qui a surtout précipité le soulèvement. La rébellion militaire a donc éclaté au Maroc Espagnol. Les rebelles ont reçu le soutien des troupes coloniales. Le gouvernement comptait sur l’appui des carabiniers et des forces de polices.

Quelles sont les réelles causes des affrontements

La guerre civile espagnole est aussi connue sous l’appellation « guerre d’Espagne ». Il ne faut surtout pas la confondre avec la guerre d’indépendance espagnole. Cette dernière était une guerre qui opposait Napoléon Ier aux Espagnols. Toutefois, la guerre civile confrontait les forces républicaines et les nationalistes.

  • Une seconde république instable

L’installation d’une deuxième République n’allait pas du tout résoudre les problèmes et les tensions en Espagne. En étant très instable, celle-ci allait encore les amplifier. Les troupes orchestrées par le général Fransisco Franco allaient en profiter à chaque fois qu’ils ne peuvent pour lancer leur coup d’État. La principale cause de la guerre civile était donc cette vulnérabilité du gouvernement. D’autant que le peuple était aussi très divisé.

  • Un coup d’État militaire

Une manifestation des mineurs des Asturies se produit en 1934 et se termina par un bain de sang engendrant plus de 1000 morts. L’élection organisée en 1936 a été remportée par le Front populaire. Mais le gouvernement ne durera pas longtemps. En Juillet la même année, Franco dirige une insurrection militaire et tenter d’accéder coûte que coûte au pouvoir. Malgré la résistance du gouvernement républicain, la guerre a officiellement était déclarée. Elle allait ravager le pays tout entier et elle ne prend fin qu’au bout de trois ans.

À savoir sur le déroulement de la guerre

Comme déjà dit, tout commence par le coup d’État de l’armée supervisée par le général Franco. Elle provenait du nord du Maroc. Les troupes ont ensuite rejoint le sud de l’Espagne afin d’accéder au pouvoir. La guerre d’Espagne commence à devenir très dangereuse quand les pays étrangers commencent à s’en mêler. Elle prend alors une toute autre tournure et devient une véritable guerre aux armements. Ces pays soutenaient leurs parties en apportant une contribution financière importante à l’armée. Les forces révolutionnaires recevaient alors l’aide précieuse de l’Italie fasciste. L’Italie a d’ailleurs engagé 60 000 soldats pour les aider. L’Allemagne nazie offrait également leur assistance en proposant une aide aérienne importante. Quant aux républicains, ils étaient soutenus par l’Union Soviétique. Cette dernière proposait à l’époque de nombreux combattants et des équipements militaires performants. Mais c’était surtout l’aide offerte par le régime de Mussolini aux forces franquistes qui était la plus significative.

Dans le camp des Républicains, les femmes étaient surtout leurs plus grandes forces. Elles jouaient un rôle majeur pour aider les hommes. Elles ont participé à la guerre et elles se sont même bien préparées dans la mesure où elles savaient utilisées des armes et elles offraient une participation impressionnante lors des affrontements. De nombreuses femmes se portaient volontaire à l’époque.

Conséquences et résultats de la lutte

La guerre civile espagnole se termina par la victoire des forces soutenues par le général Fransisco Franco. C’était donc la chute de Madrid et la chute du régime démocratique. Mais les autres villes comme Barcelone et Valence tombent également entre les mains des forces nationalistes. Les conflits ont entraîné de nombreuses victimes aussi bien civiles que militaires. De manière plus précise, il y a eu entre 380 000 et 451 000 morts durant les trois années d’affrontement. Il y avait également plus de 140 000 disparus. Les dégâts matériels étaient également très importants.

Par ailleurs, le cauchemar n’allait jamais se terminer pour les Espagnols. Le pays était entre les mains du général Franco qui est un dictateur comme Hilter et Mussolini. Il va mettre la population dans sa discipline. Il avait par exemple frappé un prêtre qui s’opposait à la dictature. Les gardes nationalistes rackettaient aussi la nourriture du peuple. En Galicie, de nombreuses familles ont été contraintes de quitter leur terre pour que le dictateur puisse construire un château. Et tout ne va pas s’en charger puisque le monde devra ensuite faire face à la Deuxième Guerre mondiale et l’Espagne n’était pas exclue.

Espagne : la gestion de l’après-guerre

La guerre civile en Espagne était loin d’être terminée après que Franco a accaparé le pouvoir. Mais quand ce général est décédé, tous ont compris qu’il fallait revenir à un régime démocratique. Il fallait réaliser une réconciliation nationale.

  1. L’adoption de la politique d’Amnistie

La politique de l’amnistie a été mise en place pour remettre de l’ordre au sein du pays. Elle symbolise surtout la concorde nationale et le désir de paix. À l’application de l’amnistie, plusieurs prisonniers politiques ont été libérés. Mais les termes de cette amnistie n’allaient pas du tout satisfaire les réprimés du franquisme qui ont encore la soif de justice. À vrai dire, les exilés ne pouvaient pas encore retourner au pays.

  1. Une violence politique difficile à gérer

En ce moment, on voit la politique espagnole avec son côté pacifique. Pourtant, l’accès à la démocratisation passait par un cycle de violences. La lutte au pouvoir demeurait une guerre sans fin. L’instauration de la démocratie n’enthousiasmait pas ceux qui sont tentés par la violence. C’était en 1978 que la démocratie allait finalement être adoptée à travers la Constitution. Il y a les antis démocrates qui lancent des affrontements directs contre l’État. Leurs actes se manifestent surtout par des actions terroristes. Les GRAPO, le BVE ou encore l’ETA lança de nombreuses activités meurtrières. La situation en Espagne ne faisait qu’augmenter le taux de mortalité politique sans accéder à un régime démocratique stable.

  1. La peur de la révolution rouge

La violence politique ne faisait que terrorisait le peuple espagnol. Les civiles craignent énormément un nouveau coup d’État qui risque de les refaire plonger dans une nouvelle guerre civile. L’impact psychologique des conflits et des dictatures était très remarquable chez la plupart des Espagnols. Ce climat de tension poussait certaines personnes à lutter encore plus pour faire instaurer la démocratie. En plus, le putsch militaire était aussi très menaçant. Beaucoup de civiles craignaient les armées et éviter autant que possible l’affrontement avec un militaire.

  1. Le poids de la loi Zapatero

En mars 2004 quand José Luis Rodriguez était arrivé au pouvoir, il a donné une audience pour écouter toutes les victimes de la dictature et écouter leurs revendications. Ce président est en effet le petit-fils d’un des républicains fusillés. Il a donc établi la loi Zapatero. C’est une loi qui réhabilite la mémoire de tous ceux qui ont été vaincus par la guerre civile de 1936-1939. Elle va aussi tenter de faire disparaître tous les signes qui peuvent faire illusion au franquisme dans toute l’Espagne. On peut citer les noms de rue, les statues ou encore les monuments. En outre, la loi remet aussi en question les contenus de l’amnistie convenue en 1977. Elle va entre autres donner des réparations à tous les victimes pour défendre la démocratie et la liberté. La loi vise alors à indemniser les familles des victimes.

En conclusion, l’Espagne a mis énormément de temps pour se remettre de la guerre civile. Il était aussi difficile de sortir d’un régime dictature et de mettre place à la démocratie. Aujourd’hui, on voit seulement l’Espagne comme un pays épanoui. Mais il est clair que ce pays craint énormément une nouvelle guerre froide et ses conséquences.